Glamour Bagarres, cascades… Elektra, encore un rôle très physique ?
Jennifer Garner J’adore ça ! Je fais les cascades moi-même, sauf les plus périlleuses que je laisse à une pro, Shana, ma doublure depuis 4 ans. Pour ce film, j’avais un entraînement spécifique, en plus de celui que je dois suivre pour Alias. Musculation et étirements une heure le matin, puis à nouveau une heure dans la journée et une demi-heure le soir. Et encore cinq heures le week-end !
Glamour Votre personnage est écartelé entre côté obscur et côté clair de la force. C’est ce qui vous a plu ?
Jennifer Garner Elektra, c’est une tueuse à gages, une vraie machine. C’est une fille très solitaire, et qui se hait. Engagée pour tuer une fillette et son père, elle ne peut s’y résoudre, l’ado lui ressemble trop. Elle se reconnaît dans cette gamine arrogante de 14 ans. Du coup, elle doit fuir, car en n’accomplissant pas sa mission, elle est la prochaine sur la liste de l’organisation criminelle qui l’emploie.
Glamour C’est un film qui s’adresse plutôt à des mecs, non ?
Jennifer Garner Non, c’est aussi un film pour les filles ! Elektra est une femme forte qui met des raclées aux mecs, un peu comme Sydney Bristow dans Alias ! Bon d’accord, c’est aussi pour les mecs, il y a de l’action et même deux filles qui s’embrassent…
Glamour Vous avez cartonné dans 30 ans sinon rien, une comédie qui vous a valu d’être surnommée « la nouvelle Julia Roberts » par la presse américaine… A nouveau envie de comédies ?
Jennifer Garner J’ai adoré jouer dans ce film, c’était ma plus belle expérience de tournage. J’ai très, très envie de faire plus de comédies. Cet été, je vais tourner dans un drame, je n’en ai pas encore fait. Quant à la comparaison avec Julia, c’est un très beau compliment, je l’admire beaucoup. Mais j’essaye de ne pas trop y penser, sinon, bonjour la pression !
Glamour Alias entre dans sa quatrième saison aux Etats-Unis. Vous n’en avez pas un peu marre de Sydney Bristow ?
Jennifer Garner Parfois, si, un peu. Mais c’est un vrai challenge. Pour ne pas se lasser, il faut faire bouger émotionnellement ce personnage. Moi j’ai beaucoup changé en 4 ans et les scénaristes se servent de ma propre évolution pour enrichir l’intrigue.
Glamour Alias, ça s’arrête quand ?
Jennifer Garner Ca peut durer éternellement ! En fait, ça dépend du succès auprès du public. En ce moment, nous tournons l’épisode 11 de la saison 4 (diffusée depuis janvier aux Etats-Unis), et je n’ai même pas encore lu le scénario de l’épisode 12 ! Je peux quand même vous filer un petit scoop : dans cette saison, il y aura beaucoup plus de bagarres à mains nues et plein de super déguisements. L’esprit sera plus proche de celui de la saison 1, de l’espionnage à l’ancienne, quoi. Moi, je joue une Française ! En vrai, je ne parle pas un mot de français. Enfin, je connais deux-trois trucs inutiles que m’a appris Michael Vartan… J’ai dû beaucoup bosser pour faire semblant de dire mon texte en français ! Pardon si je massacre un peu votre langue au passage.
Glamour Enfant, vous étiez du genre première de la classe à lunettes. Votre secret pour devenir un sex-symbol atomique ?
Jennifer Garner Il faut savoir garder un peu de cette fille coincée et pas sûre d’elle qu’on était adolescente. Avoir 13 ans, c’est tellement dur qu’on devrait s’en dispenser ! Enfant, je voulais être écrivain, docteur, avocate, bibliothécaire. Et même chimiste.
Glamour C’est quoi le pire truc quand on est Jennifer Garner ?
Jennifer Garner L’intrusion des médias dans votre vie privée. On ne peut jamais y être préparée. J’ai appris à ignorer cet aspect de mon métier, et je ne lis pas les tabloïds. Sinon, à cause de mon boulot, je rate les mariages de mes amis, je ne vois pas assez mes meilleures copines et leurs enfants. Des petits trucs de la vie, quoi. Des trucs normaux. A part ça, c’est quand même assez cool d’être Jennifer Garner, merci.